L'Institution Imaginaire de la Société
L’imaginaire radical où sens où Castoriadis l’entend dans L’Institution Imaginaire de la Société (Seuil 1975) est un type d’imagination capable de comprendre et d’instituer les modalités relatives à la rationalité, à la vérité qui pose ainsi la loi.
Il ne s’agit donc pas de s’attarder sur l’imaginaire entendu comme simple support du fantasme et de la représentation (imaginaire spéculaire dans son acception traditionnelle) mais de comprendre l’imaginaire radical comme la faculté originaire de poser, de se donner un objet (mental ou réel) qui n’est pas là, qui échappe à une certaine forme de présence, un type de relation qui n’est pas donnée dans la perception actualisée et ne l’a jamais été.
Dans cet esprit, la pensée de la transformation prend racine dans la compréhension déterminée du schème (comme capacité à produire/transformer/échanger des images), en bref de la schématisation s’originant dans l’image et l’imagination radicale. La signification métabole de la Transformation provient de la détermination de la rationalité, vérité ou de la loi comme image, forme, aspect, idée… De sorte que ce que nous appelons Vérité est une forme d’imagination au sens radical où Castoriadis l’entend.
L’image (et donc l'écriture-image) est bien le vrai sujet de la Métabole.
L’entrée dans la présence, comme Heidegger pense également ce procès dans les Beiträge, est une question d’image. Ce qui vient à la présence est une question imagée, imaginée. Si bien que la Métabole est fondamentalement relative au phénomène qui consiste à entrer dans la présence (sur un écran par exemple), à cette métamorphose qui consiste à apparaître là, à partir de ce qui jusqu’à présent, était totalement absent…
La Métabole a très concrètement sa vérité dans l’actualisation imaginale d’une certaine présence…



















