Vérité, déconstruction et logique des magmas
La déconstruction avance que la détermination d’un événement à venir, situé au-delà des mesures ordinaires de ce que l’on sait, finira par régler par le haut ce qui vient.
C’est une manière de penser qui admet donc l’excès sur ce qui est, mais comme effet transitoire d’une ignorance relative et circonstancielle d’une multiplicité « suprême » qui, selon elle, finira par advenir. Elle n’admet donc pas l’excès comme une des lois métabologiques majeures de ce qui vient; elle en espère toujours une langue philosophique complète, tout en admettant qu’aujourd’hui nous n’en disposons pas encore (elle est même prête à admettre cette situation comme structurelle). C’est donc une pensée pseudo-prophétique mais qui confond encore beaucoup de choses sous les mêmes vocables. La déconstruction ne sépare pas encore l'imprévisible, l'inanticipable, l'imprévu ou bien encore l'improbable avec l'inattendu...Certes, elle sépare le hasard de ce que l'on attend pas, de ce que l'on attend plus. Et ceci da la mesure où, à raison, elle n'accepte plus d'opposer métaphysiquement la contingence et la nécessité. En ce sens, elle comprend totalement l'événement comme une chose à l'expérience de laquelle on est jamais préparé: l'événement vrai est sans équivalent et n'accepte pas de limites performatives à son événementialité.
Or il s’agit maintenant d’admettre l’excès comme type d’être de toute vérité envisageable. A la manière de Castoriadis par exemple et sa logique des magmas. Et poser cet excès comme conceptuellement déterminable. Comme il résulte de cette attitude que toute vérité est nécessairement la visée d’une activité infinie qui dépend prioritairement d’un événement inattendu, on peut admettre que la pensée excédante est, au sens plein, une pensée engagée.
Ce qu’incontestablement Castoriadis revendique au titre de sa pensée de l’Autonomie politique…




















